Tendinite et tendinopathies : prise en charge par le mouvement à Paris 15e

Le terme « tendinite » reste utilisé par habitude, mais la recherche actuelle parle plutôt de tendinopathie : une pathologie de surcharge qui se traite avant tout par une gestion progressive de la charge mécanique, et non par le seul repos.

Tendinite ou tendinopathie ?

Le suffixe « -ite » suggère une inflammation, mais les études histologiques montrent que les tendons douloureux chroniques présentent surtout une désorganisation du collagène, sans inflammation marquée. Le modèle du continuum tendineux, décrit par Cook & Purdam, distingue trois stades : la tendinopathie réactive, le remaniement tendineux (« dysrepair »), et la tendinopathie dégénérative. Ce modèle explique pourquoi le traitement diffère selon le stade.

La gestion de la charge, pilier du traitement

Contrairement à une idée reçue, le repos complet n'est pas la solution : il entraîne une perte de capacité du tendon à supporter la charge. La prise en charge repose sur un dosage progressif de l'exercice, en particulier le travail en contraction isométrique puis excentrique/concentrique, pour restaurer la tolérance du tendon à l'effort sans le maintenir en souffrance.

Des techniques complémentaires ciblées

En complément du travail de charge, nous utilisons ponctuellement le dry needling pour les tensions myofasciales associées, en particulier lorsque la tendinopathie s'inscrit dans un contexte de traumatologie du sport plus large.

Sources scientifiques

Contenu rédigé à partir de recommandations de bonne pratique (clinical practice guidelines) et de revues systématiques publiées dans des revues scientifiques à comité de lecture. Il ne remplace pas un avis médical individualisé.

Questions fréquentes

Pas nécessairement un arrêt complet : l'enjeu est d'adapter la charge d'entraînement (intensité, volume) plutôt que de la supprimer, car le tendon a besoin d'une sollicitation progressive et contrôlée pour se renforcer.